Comment bien communiquer?

Récemment, j’ai donné une conférence dans un grand symposium. Ce symposium avait comme formule de mettre trois conférenciers dans la même plage horaire qui devaient parler d’un sujet différent dans des salles différentes. Les gens qui assistaient à cet événement pouvaient donc choisir entre les conférenciers et pouvaient changer de salle discrètement s’ils hésitaient ou s’ils n’appréciaient pas la conférence.

Puisque j’étais conférencier, j’en ai profité pour aller assiter à d’autres conférences. Après avoir assisté à plusieurs conférences, j’ai été estomaqué de réaliser à que point la communication orale peut être un art ou un supplice. Le fait d’utiliser une présentation Power Point ne donne pas le droit à un conférencier de lire ses diapositives en évitant d’avoir de l’entrain et de l’énergie. Une personne a dit un jour que les résultats que nous avons dans notre vie sont proportionnels à l’efficacité de notre communication avec les autres et avec nous-même en monologue interne. Cette phrase est remplie de sagesse!

Avec la multitude de stimulations que les gens ont de nos jours, que ce soit avec les médias sociaux, les écrans plasmas et cinémas “surround” dans leur maison, les messages textes, etc. Il faut savoir stimuler son audience pour réussir à attirer leur attention. L’information doit évidemment être bonne mais si l’audience n’est pas stimulée, le message ne se rendra tout simplement pas et donc l’objectif de ce message échouera.

Lorsque j’ai présenté, j’ai eu énormément de gens dans ma salle. En fait, plus la conférence avançait, plus j’avais de gens dans ma salle. À la fin de l’événement, un des organisateurs m’a dit que j’étais celui qui avait le plus rempli la salle où je présentais! Comment aie-je fais? J’ai stimulé au maximum mon audience tout en leur donnant une information de qualité.

Les autres conférenciers qui étaient en même temps que moi avaient aussi de l’information de qualité. La différence s’est jouée dans la manière de communiquer le message et de stimuler les gens. Comment faire pour stimuler son audience et la garder concentrée sur le message véhiculé? Voici quelques trucs que j’ai utilisé dans ma conférence qui était pleine à craquée:

1-Raconter des histoires. J’ai raconté beaucoup de faits vécus par rapport à des expériences relatant de chaque point dont j’ai voulu souligner . Chaque histoire se terminait par une action à prendre pour avoir un bienfait. Après tout, les gens viennent en formation pour pouvoir appliquer le tout dans leur travail. Sinon, ils ont perdu leur temps.

2-Utiliser l’humour. J’ai utilisé l’humour pour détendre l’atmosphère et pour avoir un meilleur contexte d’apprentissage .

3-J’ai été très imagé en utilisant plusieurs métaphores et en dessinant de grandes images sur un chevalet pour simplifier à sa plus simple expression des concepts relativement complexes.

4-J’ai fait varier mon ton de voix en prenant des pauses et en diminuant mon intonation juste avant de donner des pièces d’information très importantes qui souvent, complétaient mes histoires.

5-J’ai posé des questions à mon audience pour les faire participer ou pour m’informer de leur avis sur certains sujets avant de les couvrir.

6-Paler d’un sujet qui me passionne. Est-ce vraiment besoin d’élaborer davantage? Si vous parlez d’un sujet qui ne vous intéresse pas, vous serez inintéressant.

Si vous aver un exprosé à donner, je vous recommande fortement d’appliquer ces points et vous aurez un succès assuré. Plusieurs personnes ont peur de parler devant le public car ils pensent trop à ce que les gens de l’audience vont penser d’eux. Je vous suggère de vous amuser et d’imaginer que vous parler à une personne autant passionnée que vous par le sujet. Ce sera une expérience vraiment agréable!

Voici une bonne vidéo sur la communication en public

Comment s’afficher sans faire de zèle?

Dernièrement, une barbière du Québec a eu des démêlés avec l’Office québécois de la langue française parce qu’il y a eu une plainte auprès de son établissement. Quelle était la raison de cette plainte? Sur le mur de son salon de barbier, il y a une enseigne écrit “barber shop”. Cette barbière a donc dû faire fasse aux médias pendant quelques jours pour se défendre. Bien que cette nouvelle ait fait beaucoup jaser, elle a aussi fait beaucoup de publicité à l’endroit. Heureusement, la plainte a été annulée par l’organisme voyant bien que c’était du zèle de la part d’un client ou d’un compétiteur.

Il est compréhensible de vouloir protéger le français dans une société où tout autour se passe en anglais. D’un autre côté, est-ce que d’attaquer les petites PME qui ont un branding moins fort que des géants comme: Toys R Us, Canadian Tire ou autre grosse entreprise est la solution? En France, il n’y a aucun malaise à utiliser des anglicismes lorsque ceux-ci sont utilisés fréquemment et que leur traduction française est plutôt boiteuse. En ce qui concerne le marketing, si une belle affiche, comme l’affiche en bois de cette barbière ou si un slogan est accrocheur, l’entreprise ne peut pas l’utiliser car elle est au Québec.

Si les clients sont servis dans la langue de leur choix, pourquoi est-ce qu’ils auraient le droit de se plaindre pour une affiche sur un mur? Bientôt, les clients pourront se plaindre pour les écritures en anglais sur un vêtement ou sur l’autocollant mis sur la vitre arrière de votre véhicule (rear window sign) lorsque vous revenez de voyage. Ce qu’il y a de plus ironique est que ceux qui se plaignent le plus de vouloir protéger le français sont souvent ceux qui l’écrivent et le parlent le moins bien. Une fermeture d’esprit sur la langue et/ou la culture des autres se voit même dans la richesse de leur propre langue…

Voici une vidéo caricaturée se moquant des québécois qui veulent le plus protéger leur langue avec un projet de souveraineté. Évidemment, c’est exagéré.